B I E N V E N U E  A  Q U E R R I E N
DAIT MAT BA PARREZ KERIEN
L'EGLISE PAROISSIALE

L’église paroissiale de Querrien, relativement récente dans sa forme actuelle, date de 250 ans environ (début des travaux : 1740)
Elle a remplacé un autre édifice plus petit, à orientation différente, situé dans les mêmes parages, et dont le sol en terre battue permettait la pratique des inhumations à l’intérieur, coutume qui est restée en vigueur jusqu’en 1721.
Elle fut démolie après l’entrée en service du nouvel édifice. Un enfeu ogival, substructure de l’ancienne église, est visible dans la partie droite du transept actuel.
En forme de croix latine, elle comprend une nef de trois travées, avec bas-côtés, un transept et un cœur profond accostés de deux chapelles. Le chœur comporte 24 stalles du style stalle de monastère avec « miséricorde », c’est-à-dire avec une console placée sous le siège relevable.
Le clocher semi encastré est du type finistérien, à une galerie et une fausse galerie.
On y retrouve de nombreuses statues anciennes: Saint Corentin (très ancien bois), Saint Pierre et Saint Paul, en granit, Saint kerrien (plus récent), Saint Mélar, la Vierge Marie, Saint Sébastien, Saint Cornely et Sainte Anne. Saint Joseph en bois massif polychrome à pris sa place en 1981.
LE CALVAIRE

Après l’épidémie de peste et ses 330 victimes entre les mois de janvier 1870 et février 1871, l’abbé Bourhis, recteur, fit ériger un calvaire, à l’intérieur du cimetière qui entourait l’église jusqu’aux années 1920.
Les charrois effectués bénévolement par les paroissiens se faisaient à partir des carrières communales. Exception faite de la croix, ce calvaire est l’œuvre de maçons locaux. Il comprend :
- Un socle massif en pierres de taille, long de 4,20 m, large de 2,90 m et haut de 3,50 m.
- Six niches de 1,60 m de hauteur, sur un de large incorporées au massif : deux à l’est, deux à l’ouest une au nord et une au sud.
- Au-dessus du socle un bloc de pierres, pratiquement cubique, recevait le fût de la croix. La croix provient du chantier Larhantec de Morlaix. Elle est taillé et sculptée dans le granit de Kersanton, au grain fin de couleur noirâtre. Le fût à l’apparence d’un tronc ébranché et laisse apparaître des nodosités rappelant les blessures portées par les victimes de la peste bubonique. Au pied du fût, statues en granit de la vierge et de Saint Jean.
- Il fut inauguré en 1871 à la clôture d’une mission paroissiale. Solide comme un roc, dit-on, il fut tout de même victime d’une tempête en décembre 1925.
LA CHAPELLE DE LA CLARTE
Chapelle en forme de croix latine avec un clocher à lanterne octogonal et dôme. Elle date :
- du 16ème siècle pour le chœur et la longère sud ;
- du 17ème siècle, 1662 date inscrite sur un linteau de porte, avec la construction du pignon ouest, de la longère nord et de la sacristie.
Son mobilier est d’époque et ses statues sont très anciennes, toutes en bois polychrome, exception faite de Saint Joachim. Il s’agit : de la Vierge Marie, de Saint Jean, de l’évêque bénissant, de l’orant (personnage en attitude de prière) et de Saint Roch.
Possède également, dans le chœur, une piscine gothique, sous la boiserie du retable.
Une fontaine monumentale, avec enceinte située à quelque 300 mètres complète l’ensemble. Dans la niche, statue de Notre-Dame.
La partie ancienne conservée constitue le transept, c’est-à-dire les bras de croix de la chapelle actuelle. Elle était donc bâtie et orientée nord-sud, le chœur étant au nord.
La tribune, non en service actuellement, mais conservée en l’état, en fait l’originalité.
LA FONTAINE DE LA CLARTE




La fontaine, située à quelque 300 mètres de la chapelle, a du être construite à la même époque, afin de pouvoir pratiquer un pèlerinage complet avec passage obligatoire à la source.
Dédiée à Notre-Dame de la Clarté, de nombreux pèlerins venaient humecter ou laver leurs yeux à la fontaine dans l’espoir de conserver une excellente vue ou de l’améliorer si besoin était.
On y vient encore de l’extérieur même si le nombre de pèlerins a sensiblement diminué.
LA CHAPELLE SAINT-JOSEPH
Dans la séance du 4 octobre 1891, le recteur mettait l’accent sur la nécessité de disposer, à proximité de l’église, paroissiale, un second édifice culturel, car selon lui: „ dans une commune de 3 500 habitants, il est indispensable de faciliter le déroulement des différentes activités culturelles. La difficulté majeure de cette construction aurait pu être le coût élevé de l’opération. Or, il se trouve qu’une famille aisée de la paroisse, les époux Le Gallic de Kervagat, s’engagea, dès que fut connu le projet, à mettre une somme qui représentait les deux tiers de la dépense globale.
Quant au terrain nécessaire à l’implantation du bâtiment, il fut également offert gracieusement, en partie par une religieuse de la famille Conan de Querrien.
La première pierre angulaire a été posée le 16 mars 1892 et la fin des travaux avec la bénédiction de cette chapelle se déroula le 16 mars 1893 un an jour pour jour.
Pendant de nombreuses décennies, elle a très bien rempli le rôle qui lui était fixé par le clergé, responsable de sa mise en œuvre.
Peu à peu, surtout après la seconde guerre mondiale, la diminution de la population s’accentuant, elle a perdu ses activités propres, et sans être officiellement désaffectée, elle ne participe plus à la vie religieuse de la paroisse.
Cette non-utilisation, proche de l’abandon, provoqua un vieillissement prématuré de l’édifice. Situé plein bourg, la municipalité propriétaire des lieux se devait de la remettre en état. C’est ce qui fût dans les années 1980 en remettant à neuf toiture et ouvertures.
Depuis quelques années, une nouvelle vie a vu le jour pour cette chapelle ! Elle est devenu la « bibliothèque » dans un cadre qui a une âme, de nombreuses manifestations culturelles y font le bonheur de tous.
LA CHAPELLE SAINT-ANNE

Il s’agissait dans ce cas particulier de remplacer la chapelle « neuve » de Quellébers qui, construite en 1661 menaçait de ruine. L’édifice prévu devait être plus modeste que l’ancien, mais situé en plein hameau de Belle-Fontaine, d’accès facile, ce qui n’était pas le cas pour ce rendre au vallon de Quellébers.

La construction fut achevée en 1949, exception faite du clocher qui dut attendre un financement complémentaire. Elle fut bénite par Monseigneur Fauvel le dimanche de la passion en 1949.
Le mobilier est, pour la plupart, très ancien. Il en est ainsi pour le crucifix, les statues en bois polychrome de sainte Anne, de la Vierge Mère (Notre Dame de Bonne Nouvelle) qui sont du 17ème siècle, du Saint Sauveur et de Saint Joachim. Les statues ont été restaurées à l’initiative de l’association Nature et Patrimoine de Querrien.
Il s’y déroule, le dernier dimanche de juillet, un pardon dédié à Sainte Anne, très suivi par de nombreux paroissiens demeurés fidèles à la mémoire de leur sainte patronne.
KERBOZEC
1) MONUMENT

Il s’agit d’une croix (croix en fer avec socle comportant les noms des trois victimes) implantée sur le talus juste à l’entrée du village de Kerbozec.
Elle fut mise en place dès la fin de la deuxième guerre mondiale par la famille FICHE en souvenir du chef de famille assassiné par les Allemands le 29 juillet 1944.

2) LES RAISONS DE SA CONSTRUCTION

Le 10 juillet 1944, trois membres du JEDBURGH "Groupe Françis" furent parachutés aux abords du château de Boblaye à MESLAN (56). Il s’agissait du major anglais Ogden SMITH, de son sergent radio DALLOW et du capitaine français LE BORGNE, alias LE ZACHMEUR. Leur mission : programmer les parachutages du secteur.
D’abord dirigé sur le maquis de Rosgrand à ARZANO (29), ce groupe étoffé du sergent SAS MIODON et du second maître de la marine nationale LE GUYADER partageait ses activités entre ARZANO et GUISCRIFF (56).
Le 28 juillet il est conduit de Rosgrand à Kerbozec en QUERRIEN (29) d’où il devait ensuite être convoyé par le groupe de QUERRIEN sur GUISCRIFF.
Le 29 juillet en fin d’après midi, Kerbozec fut attaqué par d’importantes forces allemandes. Le major Ogden SMITH et le sergent MIODON furent tués à leur poste de combat, le second maître LE GUYADER quoique grièvement blessé échappa aux recherches.
Le propriétaire de Kerbozec, Monsieur FICHE un agriculteur de 70 ans fut assassiné et sa ferme incendiée.
Cette croix où sont inscrits la date des faits et le nom des victimes est là pour nous rappeler leur sacrifice.

3) L’ACTUALITÉ DU MONUMENT

Ponctuellement une cérémonie programmée conjointement par la municipalité et l’association des anciens combattants s’y déroule, en principe le 8 mai (une année sur deux en alternance avec la cérémonie de KERSTANG COMBOUT).
Le monument est entretenu par les soins de la municipalité.
Il n’y a ni livre, ni brochures, ni panneaux explicatifs sur ce sujet. Toutefois ce fait de guerre est développé dans la « Monographie sur la commune de QUERRIEN ».
Ce monument n’est pas et ne peut d’ailleurs pas être contesté car il s’agit de l’évocation d’un temps fort de la résistance.
L'EGLISE PAROISSIALE

L’église paroissiale de Querrien, aprés les travaux de rénovation: effectués entre 2008/2009
KERSTANG COMBOUT
1) MONUMENT

Le monument de Kerstang Combout a été érigé par les A.C.P.G. DE QUERRIEN sous l’impulsion de son président de l'époque "Jean Le Goff et le concours de la municipalité".
Il s’agit d’un ouvrage en granit comprenant une assise à quatre marches surmontée d’une croix antique découverte lors de travaux de terrassement communaux. Une plaque gravée comporte le nom de six victimes.
Il a été inauguré le 30 juillet 1967 en présence des élus.

2) LES RAISONS DE SA CONSTRUCTION

Le 11 juillet 1944, six résistants parmi les prisonniers du FAOUËT (56) sont sortis de leur geôle et ont été fusillés dans un chemin creux au village de Kerstang Combout en QUERRIEN (29)
Il s’agissait de :
- CHRISTIEN Louis 19 ans de Lanvénegen (56)
- COIGNEC Jean 22 ans de Ploemeur (56)
- HELLO Vincent 20 ans de Plouay (56)
- QUINTRIC Francis 24 ans de Millionnec (22)
- LE SAUGE Jules 25 ans Lanvénégen (56) - Un militaire non identifié.
Ce monument est là pour rappeler le sacrifice de ces résistants.

3) L’ACTUALITÉ DU MONUMENT

Ponctuellement, une cérémonie programmée conjointement par la municipalité et l’association des anciens combattants, s’y déroule, en principe le 8 mai (une année sur deux en alternance avec la cérémonie de KERBOZEC).
Le monument est entretenu par les soins de la municipalité.
Il n’y a ni livres, ni brochures, ni panneaux explicatifs sur ce sujet. Toutefois ce fait de guerre est développé dans la « monographie sur la commune de QUERRIEN ».
Ce monument n’est pas et ne peut d’ailleurs pas être contesté car il s’agit de l’évocation d’un temps fort de la résistance.
6 minutes avec un Paysan Breton à l'ancienne à Riec -sur - Belon
6 minutes avec un paysan breton. A l'ancienne - Ma-Tvideo France3
Un authentique retour à la terre. Direction Riec-sur-Belon pour découvrir l'univers de Jean-Bernard Huon, agriculteur. Chez lui, le temps semble comme arrêté. Ni tracteur, ni salle de traite, ni ensileuse. C'est un choix de vie. Avec 15 hectares, une dizaine de vaches et des cochons, il est heureux en semant et labourant à l'ancienne.
La COCOPAQ Signe à QUERRIEN la Chartre AR BREZHONEG
Conférence du Psycholinguiste Mr Gilbert DALGALIAN à QUERRIEN le 8 juin 2011
Invité par Div Yezh Kemperle et la communauté de communes, Gilbert Dalgalian, dans un marathon de deux heures a expliqué en termes simples et clairs les bienfaits du bilinguisme précoce, l'importance de la richesse du milieu dans lequel évolue l'enfant. Famille, école, mais aussi environnement.

A la lumière des plus récents travaux en neurobiologie, il explique à quel point l'apprentissage précoce des langues est valable autant pour le multilinguisme que pour l'apprentissage psychomoteur, les mathématiques, et toutes les stratégies d'apprentissage. L'enfant apprend par une "grande suite d'appropriations optimisantes". L'oral est aussi très important : l'écriture est apparue il y a 4500 ans, alors que l'homme est sur la terre depuis des millions d'années. Il compare souvent l'évolution de l'homme à la fragilité des êtres humains jusqu'à l'âge de 7 ans. Jusqu'à l'âge de sept ans, l'enfant apprend de façon inconsciente, par l'interaction des choses qui lui sont proposées dans son milieu. Comprendre n'est pas apprendre.. Le cours magistral ne peut être efficace, et "plus l'enseignant enseigne, moins l'élève apprend". Il faut revenir aux méthodes actives où l'enfant s'approprie le savoir, où il produit des textes, de l'image. Il ne faut pas rater le virage des nouvelles technologies, qui permettent des échanges dans toutes les langues avec des correspondants de tous pays, en breton aussi.

Il y a 6000 langues dans le monde. Chacune participe de la richesse de l'humanité. Un enfant bretonnant précoce en Bretagne est un futur adulte multilingue, prêt à s'ouvrir au monde. Et plus cet apprentissage est précoce et immersif, plus il est efficace.

Source: http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=22307